AGAANKOY
Guianacara geayi
[Guianacara geayi]
Guianacara cf. owroewefi
[Guianacara cf. owroewefi]

Les espèces du genre Guianacara sont toujours associées à de très grands moments de pêche, dans des sites naturels parmi les plus beaux de Guyane française.

Nous les avons capturés en compagnie de Geophagus et de certains Crenicichla, aux abords des plus grands rapides de l’ouest et de l’est guyanais, où les fleuves Maroni, Mana, Approuague ou Oyapock bouillonnent et se déversent en formant parfois, en saisons sèche, de gigantesques et impressionnants murs d’eau et de roche.

En Guyane française, les rapides sont appelés, sauts ou sula (soula), ils portent des noms imagés, évocateurs de leur importance pour les populations locales qui doivent naviguer au milieu de ces périlleux chaos rocheux, habités par de nombreux esprits et créatures fantastiques. Dans le bassin du Maroni, citons par exemple manbari sula : le « saut où les hommes crient », Gaan kaba sula : le « saut de la grande fin » et le fameux Pupun sula : le « saut où il faut tellement tirer sur la corde que les sphincters lâchent » d’autres le traduiront plutôt comme le « saut où les hommes font dans leurs frocs ! » …

Les Guianacara peuvent également peupler de séduisantes criques forestières où ils sont souvent très fréquents lorsque le cours d'eau traverse un petit saut. On accède à leurs habitats en empruntant des pistes de latérite ou des layons de forêt, parfois la pirogue est nécessaire. Plus rarement, les sites peuvent être rejoints par la route. Ils font partie des Cichlidés caractéristiques du plateau Guyanais.